| CHAPITRE 13 | |
![]() |
Tes collaborateurs en clients tu traiteras Je minterroge fréquemment sur la nature du ressort qui maura permis de rebondir chaque matin pendant ces années de galère. Sur lénergie qui ma alimenté, alors que je navais quune envie : rester blotti sous ma couette, à labri de ce monde de brutes ! Sur ma capacité à paraître serein et confiant, alors que je nétais pas sûr que notre entreprise existerait le lendemain ou que je ne serai pas obligé de vendre mon appartement pour honorer nos cautions personnelles. Je minterroge fréquemment sur la nature du ressort qui maura permis rebondir chaque matin pendant ces années de galère, alors que je ne nétais pas sûr que notre entreprise existerait le lendemain et pouvais craindre davoir à vendre mon appartement pour honorer nos cautions personnelles. La réponse est simple. Jaime ce que je fais, et jaime les gens avec lesquels je le fais. Sans doute, cette déclaration nest-elle pas très politiquement correcte , mais je crois à la dimension affective des entreprises. ( ) Rien surtout nest plus gratifiant que davoir construit une entreprise où tout individu, quelle que soit sa couleur de peau, sa nationalité, ses croyances religieuses ou sa ses préférences sexuellesalité, sait quil sera respecté et aura les mêmes chances que tout autre dentrer un jour au Comité de Direction. A la différence de la télévision française, qui continue à exclure de ses castings danimateurs, de journalistes et dacteurs, des répresentants représentants de millions de Français au prétexte scandaleux quils ne ressemblent pas au modèle dominant, Columbus est le reflet de la France daujourdhui. Métissée, ouverte et tolérante. ( ) Or, cest bien de cela quil sagit, si lon veut développer et préserver un avantage concurrentiel unique. Devenir inimitable, et donc imbattable. Car tout est copiable à lexception dun état desprit ! A force de travail, et pour un peu quil sen donne les moyens techniques, nimporte qui peut préparer un cappuccino ou un muffin aussi bons voire meilleurs que les vôtres. Avec de largent, tout le monde peut soffrir de meilleurs emplacements et les aménager de façon plus confortable ou plus luxueuse. Moyennant une bonne agence de publicité, tout concurrent peut trouver des slogans plus percutants. Mais les risques seront considérablement limités, si létat desprit de votre entreprise est immédiatement, et concrètement, perceptible à chacun de ses contacts avec ses clients. Une nécessité dautant plus vitale que lentreprise grandit, et quil devient impossible à ses dirigeants fondateurs de transmettre eux-mêmes leurs valeurs à tous ceux qui la rejoignent. ( ) Mon expérience de consultant ma convaincu que sauf exception, toute organisation peut être divisée en trois groupes spécifiques. Le premier, composé des champions du service, « ceux qui le portent en eux » , ne pèse rarement plus de 20% des effectifs, hélaàs. Le second groupe, mal recruté, mal formé ou mal managé, nadhère en rien à la culture client et se réfugie dans une logique unique de conflit et de remise en cause permanente du système : « pour exister, râlons » . Il ne représente souvent que 10% du personnel, mais son discours obtient un écho disproportionné par rapport à son poids réel, en raison du caractère éminemment attractif de sa position. Nest-il pas plus confortable de critiquer que de construire ? Plus facile de baisser les bras que de se battre ? Plus profitable de prendre que de donner ? Lénergie nécessaire pour le convaincre du mal-fondé de sa position sera généralement immense, propre à épuiser les meilleures volontés. Les 70% restants sont composés de ce fameux « ventre mou » . Ni spécialement pour le client, ni spécialement contre. Ni spécialement revendicatif, ni spécialement passif. Juste mou. « Convainquez-moi... et je déciderai ! » . ( ) Contrairement au discours ambiant, il ny a, je crois, aucune fatalité à la pénurie de candidats ou au turnover qui affectent de nombreuses professions, dont la nôtre, si lon est capable de tenir un discours convaincant et cohérent. Certaines entreprises pionnières ont déjà rebaptisé leur Direction des Ressources Humaines, « Direction du Marketing Social » , une dénomination qui décrit beaucoup mieux que lancienne la nouvelle mission de celle-ci : vendre lentreprise à ses salariés, présents et futurs. Ne nous y trompons pas : dans bien des cas, cest aujourdhui le salarié qui « met son employeur en période dessai » , et non linverse. Nous sommes rentrés dans une économie de linfidélité. Auparavant circonscrite aux cercles des actionnaires et des clients, la volatilité sempare des salariés. |
| RETOUR BONNES FEUILLES |