| CHAPITRE 12 | |
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Tes clients, chaque matin, tu enthousiasmeras Si vous avez lu lun de nos livres, ou assisté à lune de nos conférences, vous vous interrogez peut-être sur ce que ma enseigné le passage de la théorie à la pratique. La bonne nouvelle est quil ny a aucun décalage entre les convictions du consultant que jétais et celles de lentrepreneur que je suis devenu. Qui a lu nos livres Service compris et Dinosaures & Caméléons , ou entendu lune de nos conférences, sinterroge peut-être, sur ce quenseigne le passage de la théorie à la pratique, du confort de lécriture à linconfort de laction. Tant il est plus facile décrire un livre ou de parler de la qualité de service sur la scène dune convention dentreprise que de la mettre en uvre au quotidien dans sa propre société Tout comme il est infiniment plus confortable dexercer le beau métier de consultant que dagir et décider chaque matin en conformité avec les principes que lon enseigne ! Voilà qui devrait mettre du baume au cur des dirigeants et salariés rencontrés depuis 1986, qui relevaient que les exemples servant à illustrer étaient toujours empruntés aux autres. La bonne nouvelle est quil ny a finalement que peu de décalage entre les convictions du consultant que jétais et celles de lentrepreneur que je suis devenu. La vraie révélation vient plutôt plutôt de la difficulté à les mettre en place, dans ce qui est devenue une « économie du client » . Ce qui compte nest plus seulement de le satisfaire , mais plutôt de lenthousiasmer . Sans doute avons-nous eu la chance de pouvoir construire de toutes pièces une cette entreprise de service mettant le client au cur de ses priorités , plutôt que davoir à transformer une entreprise industrielle centenaire en une légende de la qualité de service. , une entreprise industrielle centenaire par exemple.Mais la difficulté reste immense, tant les freins culturels sont nombreux dans notre culture latine. Et, que lon soit ou non convaincu que seuls les clients heureux font les entreprises gagnantes , ( ) Un Barista dont les yeux se mettent à briller quand il explique à un client les différentes origines qui constituent notre mélange pur arabica, le « Barista Blend ». Un autre qui prend visiblement plaisir à sentir le paquet de café quil vient douvrir, et dont les arômes embaument le magasin. Un troisième qui se baisse pour parler gentiment à un enfant. Un dernier qui quitte le comptoir pour aider une personne handicapée à ouvrir la porte du magasin, ou un touriste à porter sa valise. De tels actes parleront toujours plus fort que toutes les chartes du monde.(NOTE: peut-être une remarque avant que lon ne découvre ce tutoiement soudain ) ( ) Sans doute navons-nous pas systématiquement été depuis louverture de notre premier point de vente à la hauteur de ces engagements, évidemment. Car bien soccuper de ses clients prend du temps, une ressource , ce qui constitue dailleurs un obstacle supplémentaire à la création dune culture de service ambitieuse particulièrement lors de que la mise en place des trente cinq heures na cessé de rendre plus précieuse. Difficile de maintenir une qualité de service uniforme quand toutes les six semaines environ, toute léconomie ralentit sous leffet conjugué des vacances scolaires et de la RTT, créant les conditions de grandes vacances permanentes qui destructurent tous les plannings dentreprises. Autre défi permanent : la qualité des hommes. Lexpérience ma appris que le chiffre daffaires dun point de vente peut baisser de 40% en un mois si un mauvais Manager prend les rênes dune bonne équipe. Et quà linverse, un excellent Manager peut accroître les performances dans les mêmes proportions et dans les mêmes délais avec une équipe que certains qualifiaient pourtantauraient qualifié de « bras cassés » . Cest dire limportance des hommes individus dans un business tel que le nôtre, les clients nhésitant heureusement jamais jamais à vous rappeler à lordre si nécessaire. ( ) Je crois que lon commence à être « bon » quand les gens qui viennent chez vous parce quils ont été conseillés par dautres clients sont plus nombreux que ceux qui viennent parce quils ont été attirés par le marketing. Le développement dune entreprise ne se fait plus seulement en gagnant des parts de marché sur ses concurrents, mais bien en créant des marchés et des clients nouveaux. Comme les électeurs, les clients savent voter avec leurs pieds. Enthousiasmés, ils deviennent fidèles et se transforment en ambassadeurs. Déçus, ne serait-ce quune fois, ils tournent les talons et vont faire le bonheur dun autre. Mieux vaut donc ne pas attendre quils vous quittent pour savoir sils vous aiment. |
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